Le billet de François Diévart

Les paradoxes de la « maîtrise médicalisée » proposée,
le cardiologue libéral et la prise en charge des dyslipidémies
 
Lorsque l’on entend ou lit que les dépenses de santé vont encore progresser dans les années à venir, il vaut mieux d’emblée envisager qu’elles ne feront pas que progresser mais qu’elles « exploseront » dans les 20 ans à venir.
 

Le seul exemple des pathologies cardiovasculaires permet de le comprendre :
 

     . en 2006, le nombre de personnes de plus de 65 ans, en France, est estimé à 10 millions et parmi celles-ci, à 15 %, soit 1,5 million, sont prescrits au moins 7 médicaments par ordonnance (cf. J.O du 30 mars 2006, page 29) ;
     . parmi les personnes de plus de 65 ans, une moyenne de 5 médicaments a été prise lors de la semaine précédente et, sur 100 personnes de plus de 65 ans prenant au moins un médicament, dans 60 % des cas il y avait un médicament de la sphère cardiovasculaire dont l’HTA, et ce, hypolipidémiants non compris ;
     . la génération du baby-boom, née après la seconde guerre mondiale, atteint progressivement 60 ans et ce sont des cohortes nouvelles de plusieurs centaines de milliers de personnes qui avancent tranquillement vers les 75 ans, âge du pic de consommation des soins cardiologiques : consultations cardiologiques mais aussi gestes lourds comme la chirurgie cardiaque de pontage ou de remplacement valvulaire.

Lire la suite
Taille : 26 ko

Inscrivez-vous

Accès à Mobile Else Cardio